Prise de Chou

27 septembre 2016

Gauche

Alors voilà Docteur, je suis de gauche !

Ouh la la la vilaine ! Elle craint du boudin ! Ouh la la la conne ! Elle doit manger du quinoa (non, j'aime pas ça), elle a voté Hollande le Flamby tout mou qui a tout foiré son quinquennat, voire son quinquina tellement qu'il est nullard (oui, j'ai voté Hollande et je ne suis pas très satisfaite de ce qu'il a produit, mais nonobstant je te crotte le poupou, toi qui vote à droite), elle va voter quoi l'an prochain, la bobo parisienne qui bouffe du quinoa (punaise, je t'ai déjà dit que j'aime pas ça !)

Allez hop, je me dédouble ! Je joue un rôle, et ce rôle m'amuse et peut peut-être...

SAUVER LA FRANCE !!!!

Elle va voter pour les primaires de droite.

Elle va y aller, déguisée avec le serre-tête en velours, le petit tailleur discret mais chic, elle va cracher deux euros au bassinet, va signer, souriante, la charte de comme quoi elle est de droite et qu'elle adhère aux "valeurs" d'icelle. Elle serrera la pince à  tous les politicards qu'elle croisera. Si elle est en forme, elle fera même un petit happening charmant avec les élus du coins (tous de droite) qui ne manqueront pas d'être présents lors de ces primaires dans le 92, le fief de Nico le Sauveur. Elle jouera la fan de base, la regretteuse d'hier quand le surhomme de petite taille était aux affaires. Elle sortira de son sac à main (un Hermès made in China) un petit mouchoir pour marquer l'émotion.

Elle votera Juppé.

Elle est de gauche, en même temps. On ne peut se fier à ces gens-là !

superdupont-we-need-you

Posté par prisedechou à 20:06 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


26 septembre 2016

Pépouze ta life de vioque sur Facebook !

Une fois par semaine environ, je reçois une demande "d'ami" de la part d'un homme dans la cinquantaine, plutôt pas mal de sa personne. Différent à chaque fois, avec un nom bien franchouillard, mais qui habite à l'étranger, en Suède, en Belgique, en Italie... à chaque fois, il est veuf, a des enfants mais pas d'amis Facebook (le pauvre !), il est toujours "à son compte", et je ne le connais ni des lèvres ni des dents.
Mais alors, me direz-vous, qui sont ces jolis messieurs qui cherchent ma compagnie ?
Certains pêchent la morue, eux pêchent la vieille. J'ai 60 ans, je suis donc seule et désolée dans ma chemise de nuit en pilou-pilou, bien qu'ayant certainement un peu de pèze sous mon matelas.
Jean-Marc Dugommier va s'occuper de mon cas. Il va me flatter, me dire combien je suis la princesse qu'il attendait et pourra soigner ses blessures. Ses paroles sucrées seront un baume sur mes vergetures !
Jean-Paul Bonneau me soutirera mon numéro de téléphone, ou mon mail et m'inondera de poésie à 3 balles. Son romantisme sera un tapis de roses sous mes bas de contention.
Denis Dunan se mettra virtuellement à mes genoux pour me déclarer une flamme immarcescible. Une cure divine pour ma ptose mammaire et ma sècheresse vaginale.
Et puis un jour Jean-Paul-Marc-Denis m'appellera en urgence, il sera coincé au Congo ou en Papouasie Nouvelle Guinée et il me suppliera de lui sauver la vie en envoyant un mandat.
Alors mon chéri, je te préviens tout de suite, malgré ma ptose, ma sècheresse, mes bas, mes vergetures et mon grand âge, il me reste encore quelques neurones.
Je te conseille amicalement d'aller de faire sodomiser dans une usine de gravier.
Cordialement
La vieille

artoff7584

Posté par prisedechou à 14:56 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , ,

08 septembre 2016

La Table Poulpe - PIECES JOINTES - La Salle à Manger

 

Colas est sous la vieille table de la salle à manger. Il joue avec ses petites voitures.

De tout l'appartement, c'est l'endroit qu'il préfère.

La table a un gros pied central, chantourné et compliqué, qui repose au sol sur 4 épaisses tentacules de bois sombre qui assurent la stabilité de l'ensemble.

Aujourd'hui, c'est encore mieux ! Maman a couvert la table poulpe d'une nappe bien grande, toute blanche, qui sent bon la lessive.

Colas est le roi de sa cabane. Il n'aperçoit de l'extérieur que le bas des meubles du salon, les ballerines et les mollets de sa mère, quand elle passe. Il les trouve très belles, les ballerines, elles sont rouges et brillantes comme les pommes d'amour de la fête foraine, l'autre fois.

Il entend de la cuisine des bruits de vaisselle et la radio, qui chante et raconte des choses qu'il ne comprend pas ; sa mère qui fredonne doucement sur les airs qui passent.

Colas a garé quatre petites voitures au pied de la table poulpe, une entre chaque tentacule.

Il les sort tour à tour et leur fait suivre des circuits alambiqués sur les arabesques élimées du tapis que Mamy a donné.

Parfois, il leur fait faire la course. Une voiture dans chaque main, il rampe autour du pilier poulpe, il speede à s'en user les genoux, en imitant, les lèvres humides et vibrantes, le bruit des moteurs « Vrrrrrrr.... Vrrrrrr... »

C'est la voiture rouge qu'il préfère, parce que Maman l'a achetée seulement la semaine dernière et qu'il a fallu qu'il traîne les pieds, et qu'il soupire, et qu'il fasse de grands yeux tristes très longtemps en passant devant la vitrine du bazar avant que Maman cède enfin.

Et puis aussi parce qu'elle est rouge, comme des ballerines ou des pommes d'amour.

Colas somnole un peu. Il est assis près du pied poulpe et suce son pouce en tortillant une mèche de ses cheveux, juste derrière l'oreille. Il est bien.

Tout à l'heure, il va goûter et Maman lui épluchera une orange, en enlevant même la toute petite peau toute fine, et elle mettra du sucre dessus. Colas adore ça, même si les doigts sont tout collants après et qu'il faut les laver avec le pschitt à mains, dans la salle de bains.

La porte d'entrée du petit appartement s'ouvre brutalement.

Colas sort de sa confortable torpeur.

Les grosses chaussures de Papa pénètrent dans son champ de vision.

 Le trousseau de clefs est jeté sur la table, le choc résonne jusque dans le cœur du bois.

Fut un temps où Colas serait vite sorti de sa cabane et hop ! Dans les bras de son père.

Il est costaud, très, il lui aurait fait faire l'avion, l'aurait propulsé dans les airs et rattrapé dans un grand rire.

Mais depuis un moment, Colas ne sait dire combien de temps, mais il trouve ça très long, Papa est en colère. Plus d'avion ni de fusée vers le plafond. Papa n'éclate plus de rire, mais il explose de rage pour un rien.

Alors Colas reste à l'abri de la table poulpe.

Les ballerines rouges de Maman apparaissent, légères et hésitantes et s'arrêtent, fragiles, devant les Caterpillar de Papa, bien campées sur le tapis de Mamy.

Colas le sent, dans tout son corps. Ca va commencer.

Alors, sans prendre garde à la voiture rouge, qu'il écrase sous son poids, il prend le pied poulpe à bras le corps, noue ses petites jambes autour, s'agrippe à lui comme au mât d'un bateau dans la tempête.

Il ferme les yeux fort, à en voir des étoiles, et quand les cris deviennent insupportables, il bouche ses oreilles du plat de ses paumes, le front collé contre le pied de table. Il psalmodie des « Mmmmmmm... » pour couvrir les bruits dans sa tête.

Il ne sait pas combien ça dure. Longtemps. Il est presque en transe, enfermé dans la carapace de ses paupières closes, de ses paumes tétanisées, de son « Mmmmmm... » qui ne s'arrête pas.

Et puis la porte de l'entrée claque. C'est fini.

Colas, tremblant, décolle lentement les mains de ses oreilles et ouvre les yeux.
Il voit d'abord une ballerine, seule, vide, qui a roulé jusqu'à la frontière de sa cachette.

Pas loin, le pied nu de sa mère qui gît, les yeux clos, dans une petite mare épaisse et lente qui s'étale doucement, rouge comme la petite voiture, les ballerines et les pommes d'amour à la fête foraine, l'autre fois.

table

Posté par prisedechou à 10:17 - - Commentaires [19] - Permalien [#]

Ange - PIECES JOINTES - Le couloir

Ils m'ont collé dans une piaule au fond, tout au bout du couloir.

Bande d'enfoirés !

Vu le temps que j'ai passé à l'ombre, ils auraient pu me trouver une turne un peu plus choucarde, avec vue sur la mer.

Je demandais pas la terrasse, hein, mais un petit balcon m'aurait suffi, histoire de boire mon kawa dans un transat, les doigts de pieds en éventail, le matin, au soleil...

Le soir j'aurais invité deux trois potos à taper le carton et prendre l'apéro. On se serait raconté des blagues à la con sur les gonzesses et les poulagas, des souvenirs de casses et d'entourloupes, on se serait bien marrés en regardant le coucher de soleil sur la baie.

Ben non. Je me tape ce putain de couloir plusieurs fois par jour. Merde, j'ai l'impression de vivre dans ce couloir !

Marie-Agnès vient même plus me voir ! Un prénom de sainte et une âme de pute.

C'est pas comme si on m'avait pas prévenu. « Ange, tu fais une connerie, la môme elle en veut qu'à ton fric, elle a quand même 30 balais de moins que toi, c'est pas pour ton gros bide et tes poils dans le dos qu'elle te fait du rentre-dedans ! ». Sur le moment, ça m'avait vexé.

Mais je suis pas le dernier des glands quand même, alors oui, je l'ai épousée, comme j'aurais acheté une bagnole de luxe. Comme on se paye un brin de printemps.

Dédé le Chiftir m'a dit « Un brin de printemps ? Au prix qu'elle te coûte t'aurais pu te payer aussi les Galeries Lafayette ! ».

Quel connard ce Chiftir ! C'est mon meilleur pote.

Bon, c'est pas trop tôt, j'arrive au bout du couloir... enfin !

Tiens, ils ont laissé la lumière allumée dans ma chambre.

 

Var Matin – 3 juin 2004

Ange Simoni, 76 ans, figure bien connue de la pègre locale, s'est éteint ce matin à 10h30 dans sa chambre de l'Hôpital Notre Dame. Il y était soigné suite à un AVC qui l'avait plongé dans un coma dont il ne s'est pas réveillé.

78939602_o

Posté par prisedechou à 10:12 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

07 septembre 2016

Aspire, expire - PIECES JOINTES - L'entrée

Oh non ! Non, c'est pas possible !

Qu'est-ce que... vite, l'aspirateur. Faut pas qu'il voie ça !

Il le range où, l'aspirateur ?

Maman, au secours, il le range où ?

Dans la cuisine. Dans le cagibi de la cuisine. Oui, dans le cagibi.

Bouge pas Maman, je reviens tout de suite. Pardon Maman, bouge pas.

Bon sang, j'ai les mains qui tremblent.

Panique pas, respire, arrête de pleurer, t'as une morve qui te coule du nez, essuie-la. Et puis surtout arrête de trembler.

Tu as fait une connerie, répare.

Faut pas qu'il sache, faut pas qu'il se doute, c'est déjà assez dur pour lui.

Pas aujourd'hui. Jamais.

Il est lourd ce putain d'aspirateur.

Non... y'a pas de prise dans l'entrée ! Maman, y'a pas de prise !

Ah oui, dans le couloir.

Bouge pas Maman !

Oh, y'en a partout.

Je suis tellement maladroite. J'ai trébuché sur le tapis de l'entrée et le truc est tombé, et...

Tu as raison, Maman, j'ai deux mains gauches, je suis bonne à rien.

Ca date pas d'aujourd'hui. Je m'excuse, Maman.

Oui, je sais, on dit « Excuse-moi » et pas « Je m'excuse ». Alors excuse-moi, Maman.

Oh non, j'en ai bien renversé la moitié.

Il fait un boucan, cet aspirateur.

S'il arrive là, il va me prendre pour une dingue de faire le ménage maintenant, aujourd'hui, ou alors il va comprendre.

J'entends la voiture.

Je te mets dans le salon, Maman.

Vite, ranger l'aspirateur.

–    Lorraine, tu es là ?

–    Oui, j'arrive Papa, j'arrive !

–    Où as-tu mis l'urne de ta mère ?

Aspirateur-Electrolux-Ultra-Silencer-ZUS3932B-v14

Posté par prisedechou à 20:03 - - Commentaires [9] - Permalien [#]


20 avril 2016

Déménagement...

C'est là !

http://zisiznot.free.fr/

 

 

Posté par prisedechou à 13:36 - Commentaires [9] - Permalien [#]

12 mars 2016

POST SCRIPTUM

Il me faut tout de même enterrer dignement ce blog, et expliquer un peu l'histoire.
J'ai ouvert "Prise de Chou" début 2008.

Je sortais d'une relation épistolaire intense et quotidienne qui s'est interrompue brusquement.
Je me suis retrouvée avec un chagrin et trop de mots... ça débordait de partout, et personne à l'époque avec qui partager ce flot.

"T'as qu'à ouvrir un blog !", m'a dit ma fille.

J'étais si niaise que j'ignorais à l'époque ce qu'était un blog. Je pensais à des pétasses qui comparent des rouges à lèvres et des crèmes anti-capiton. J'ai vu plus tard qu'un blog, c'est souvent des pétasses qui comparent des rouges à lèvres et des crèmes anti-capiton, mais pas que.

Je me suis inscrite sur Skyblog. J'insiste sur mon innocence, voire ma connerie à l'époque. Navigant alentours, je me suis vite rendue compte que ce pays n'était pas mon pays mais l'enfer du boutonneux masturbatoire qui écoute du rap pourri en tirant d'une main sur un oinj et de l'autre sur sa nouille. Adios, Skyblog.

Je me suis dit "T'es une gonzesse, va voir chez Marie-Claire !". J'ai tenu une semaine dans un bain de recettes de cuisine, de crèmes anti-capiton (encore elles), de victimes manucurées qui se cassent un ongle en griffant le visage du goujat qui a deviné leur âge du premier coup. Adios Marie-Claire.

J'ai un peu réfléchi avec mes 3 neurones, et décidé unilatéralement de prendre un site généraliste.

Le généraliste, c'est le bien, comme le médecin. Ca te traite le bouton d'acné comme la ménopause, le capiton mesquin comme le flan de courgettes à l'ancienne, la constipation comme le bleu à l'âme, l'extrême droite comme l'extrême onction.

Overblog, le nom de l'hébergeur. J'y ai balancé mes mots de trop, ça soulageait et faisait oublier le manque. J'ai navigué, rencontré des personnes touchantes, très différentes de moi, mais (ou donc) très touchantes. Au fil du temps, certaines ont disparu, mais j'ai encore le souvenir d'une certaine Lilith très à la masse, d'une infirmière de La Rochelle amoureuse d'un marin qui avait dans sa salle à manger le trophée d'un sanglier coiffé d'un chapeau gitan, d'une Peste virulente et hilarante, d'une très jeune femme "Zeste de Citron" - douce et rieuse. Ca c'était les débuts.
Une sorte de petite coterie, je n'irais pas jusqu'à communauté, s'était créée. Puis elle s'est délitée, laissant place à une autre.

Rédactrice quotidienne dans cette nouvelle "pelure d'oignon" : Maman Célib. Une jeune femme divorcée avec enfant, cherchant bien évidemment un nouvel amour et un nouveau départ. Intelligente, cultivée, et très ordonnée. Ses posts étaient toujours structurés de la même façon - mais j'ai bien peur de ne plus me souvenir de son style. Un jour, houpette tétine nuit, elle pond un article sur le fait que l'amitié entre un homme et une femme est chose impossible. Commente un garçon, pseudonymé Macaron qui dit que nenni, une fois la question sexuelle réglée. Comme j'abonde totalement dans le sens du Macaron en question, je suis le lien et arrive sur le blog d'icelui.

Et BING PAF ! Moi qui ne cherchais rien en ces lieux que de déverser des tombereaux de prose, je tombe sur le mec plus ultra. Le plus beau du monde dans sa catégorie. Et pas con, et sensible, et qui fait des vannes très mauvaises mais très drôles, à l'évidence un cavaleur de première, mais qu'est-ce que j'en ai à faire ? Nous commençons un dialogue, ou plus exactement un forum. Il y a d'autres participants et le net frétille de bons mots, de confidences, de photos... c'est l'époque de Blanche, de Philémon, de Micdevil, de Catounouche, de Charles Hédiard, pas encore celle de Solange, de Corine, d'Hélène et de Personne, mais presque.

Un soir d'octobre 2008, le breton monte à la capitale et nous dînons ensemble chez Papa, rue Froidevaux, Paris 14ème avec une petite troupe de blogueurs, et... ce n'est pas le coup de foudre, mais...

Ennuyée par mon train-train et décidée à foutre un grand coup de pied dans la fourmillière endormie de mon quotidien, je m'invite à l'anniversaire du garçon un mois plus tard.

Bref, avec PRISE DE CHOU, j'ai rencontré l'homme du reste de ma vie.

C'était pas le but, mais c'est un joli résultat.

J'oublie des gens, j'oublie des évènements, j'oublie... mais ce fut une jolie aventure.

Je n'ai plus de mots en trop à déverser. J'ai encore à dire et à écrire, par bouffées (oui, délirantes, oui...). Je le ferai ailleurs et je tenterai de faire savoir à ceux que ça intéresse où cela se passe.

Je vous embrasse tous et toutes. Prenez soin de vous !

Danielle

 

58435_438244038286_471889_n

Posté par prisedechou à 17:47 - Commentaires [84] - Permalien [#]

11 mars 2016

Voilà, c'est fini !

Nous avons le regret, voire le bonheur, de vous faire part de l'arrêt définitif du blog "Prise de Chou"

Elle préfère s'exprimer ailleurs.

Elle salue et embrasse celles et ceux qui savent qu'elle les aime.

Elle emmerde les autres.

Et lui, particulièrement.

Posté par prisedechou à 21:42 - Commentaires [14] - Permalien [#]

09 mars 2016

Merdeuse

Je me sens totalement merdeuse. J'ai une famille réduite, dont une cousine née la même année que moi, en 1956, qui aura donc 60 ans en avril.

J'ai promis il y a des mois d'être là le 9 avril pour un déjeuner d'anniversaire organisé par sa fille en son honneur. On se voit peu, même si on s'aime vraiment beaucoup.

Je ne pourrai pas y aller, j'ai oublié la date, j'ai pris des billets de train inchangeables et pas vraiment les moyens d'annuler ces billets.

Merde, je fais quoi ? Des suggestions ?

Plus ça va, plus j'ai l'impression d'être une amie, une cousine, une connaissance pas terrible.

Pourtant je l'aime d'amour, Domi !

18 ans

Posté par prisedechou à 20:02 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : , ,

06 mars 2016

Do you see the light ?

Mardi soir, je suis arrivée à la Gare Montparnasse en avance, directement sortie du studio d'enregistrement où j'officie tous les mardis.

Le studio est à Montreuil, l'ingé son est sympa.

J'ai une longue histoire de sympathie et plus si affinités avec les ingés son.

Un métier fabuleux qui devrait faire rêver toutes les femmes : ils nous écoutent. Avec attention, l'oreille aux aguets, sensibles au moindre de nos souffles, surfant sur nos intonations, nos intentions, prêts à dégainer un thé chaud si la voix s'enroue, un croissant si l'estomac glougloute... des qualités plutôt rares, non ?

Faut dire que certaines nanas aussi...

JOE LA MOUK - TA GUEULE

player" width="480" height="270">

Bon, là n'est point le sujet. Le sujet est que je me suis promenée dans la grande maison de la presse de la Gare Montparnasse, avec une grosse envie d'acheter un bouquin. Le polar qui gisait au fond de mon sac ne m'excitait pas des masses.
Après avoir hésité des plombes et tourné autour des rayons comme une abeille molle autour d'une alvéole languide, j'ai jeté mon dévolu sur ça :

brefs-entretiens-avec-des-hommes-hideux-746213-250-400

J'en ai commencé la lecture avec nonchalance, en dilettante, incertaine de l'endroit où je mettais les pieds, mais surtout les yeux et le cortex.

Wouooooh putain !!! Punaise, la vache !!! Fan de chichougne !!! Ventre-saint-gris !!! Jarnicoton et compagnie... c'est la première fois que je suis fascinée à ce point par un écrivain. Ce type est un fou barré, un génie absolu. Je n'ai pas encore fini le livre, mais je sais que je lirai la moindre ligne que ce type a pondu.

J'ai vu la lumière ! Proust a du possiblement produire le même effet à son époque. Proust est fascinant, mais le contexte est lointain (bien que les situations et les sentiments restent intemporels). David Foster Wallace, c'est aujourd'hui et maintenant, bien qu'il se soit pendu en 2008 - oui, il était vaguement sur la jante, faut bien le dire.

Jamais je n'avais entendu parler de ce garçon auparavant. Pourquoi ? POURQUOI ?

Mardi soir, dans le Paris-Vannes. I have seen the light !

can you u see the light?

 

Posté par prisedechou à 18:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,