Je suis allée hier au cinoche avec ma copine Machine, dont j'ai narré les aventures récemment.

Nous avons vu "L'autre vie de Richard Kemp". Un film un rien décalé, étrange, polar fantastique sans le moindre effet spécial, porté par deux comédiens excellents.

Jean-Hugues Anglade, qui m'éblouit à chacune des ses apparitions à l'écran, et ça n'a rien à voir avec un émoi quelconque au niveau de la base de loisirs, comme dirait Mumu-les-beaux-nichons.

 

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Mélanie (Zètofrais) Thierry, une gisquette blonde à beauté fulgurante. Très agaçante. Tant de splendeur, d'intelligence et de talent, on espère qu'elle a une maladie de foie, au moins, merdalor... c'est pas juste !

 

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L'histoire est lente, lancinante presque, les décors portuaires-mortuaires sont des personnages à part entière, l'intrigue s'insinue et progresse comme une marée sombre montant aux marches d'un musoir, pas de cascades, de bruit ni de fureur, un objet cinématographique très particulier et plutôt réussi.

Je n'avais jamais entendu parler de ce réalisateur : Germinal Alvarez. Germinal !!! Vue l'ambiance de son bouzin, je l'aurais plutôt prénommé Pluviose, ou Ventose.

Ensuite, Machine et moi sommes allées lézarder en terrasse rue du Jour. Le soleil était si rutilant et si chaleureux qu'on se serait cru en juin ! Heureusement, l'illusion fut de courte durée, aujourd'hui il pleut à Sceaux, à Courbi et ailleurs.

Je lui ai évidemment demandé où elle en était avec Captain Glouglou. Elle est partie dans un grand éclat de rire. Elle continue à le fréquenter à l'horizontale avec un plaisir évident. Elle lui trouve des qualités humaines certaines, de l'honnêteté et une absolue franchise, mais... elle n'est absolument pas amoureuse de lui, parce qu'il est culturellement très sous-développé. Pas con, non, mais totalement indifférent à tout : la musique, le cinéma, la lecture, la nature, le sport, tout. Rien ne l'intéresse à part ses potes et sa petite vie faite de routines soigneusement respectées.

Machine me dit que pour la première fois de sa vie sentimentale, elle si pétrie de complexes, elle se sent en position de "domination", de "supériorité" par rapport à son partenaire, et qu'elle est donc incapable d'en tomber amoureuse. Elle ne peut aimer que ce qu'elle admire.

Ce qui m'a bien évidemment poussée à me creuser les méninges sur la question. Sur les trois histoires d'amour qui ont eu et ont encore de l'importance dans ma vie, j'ai le sentiment d'avoir occupé le rôle "dominant" dans les deux premières et d'avoir enfin trouvé mon "égal", un alter ego, dans la dernière. 

J'ai rencontré au cours de mes pérégrinations sentimentales un homme notoirement brillant, à l'intelligence remarquable. J'avais le sentiment de lui arriver à la malléole... et j'ai plus ou moins sciemment fait capoter l'affaire.