Nous en devisions l'autre jour avec Solange par commentaires interposés, il est bien agréable de n'avoir plus l'obligation maternelle de se cogner des films ineptes en accompagnant ses bas-âges au cinéma. Adieu les Power Rangers, les Tortues Janine, Allan Quatermain, etc.

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Mais... mais voilà. Le bas-âge peut parfois perdurer au delà de toute rationalité. Prenons mon espousé, par exemple. Un charmant garçon d'une soixantaine d'années, au cerveau parfaitement développé, au corps harmonieux et au sens de la boutade totalement calamiteux, comme j'aime.

Cet homme est totalement toqué de galactique. L'espace, les fusées, les planètes, les astro-ceci et les cosmo-cela le plongent dans des transes qui rendent son regard brumeux, font béer sa bouche et le privent momentanément de son cortex, habituellement rutilant.

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Au nom de l'amour, j'ai joué les satellites et accompagné l'homme dans diverses aventures qui, il faut bien le dire,  m'ont laissée filandreuse. Interstellar, Seul sur Mars, le navet où Clooney écoute de la country de daube en apesanteur que je ne sais plus comment ça s'appelle, et hier : "Staroirs - le réveil de la force".

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Staroirs, c'était super novateur en 77, quand est sorti le premier épisode, ça fait presque 40 ans. Objectivement, "Le réveil de la force" est un remake du premier opus. Même histoire, recyclage des vieux personnages, histoires de familles à la mormoil "Je suis ton père, tu es ma soeur, passe moi le scénar je te passerai mon sabre, je me colle un casque à respi d'asmathique pour imiter mon grand-père, ma mère a changé de coueffure, mon oncle est une tante..."

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Un auto-pompage lourdingue.

Comme si en 77, on avait produit une nouvelle version d'un film sorti en 37. "Laurel et Hardy au far west" ou "Pépé le moko". Tiens, oui, un remake de Pépé le Moko, planqué sur la planète Jakku, ça aurait de la gueule ! Ou Laurel et Hardy contre l'Etoile de la mort, et on découvre à la fin que les deux gus sont jumeaux monozygotes et que la farce est en eux, telle la dinde de Noël moyenne.

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Bon sang, y'en avait des trucs à faire !

Dernière remarque, qui m'a fait glousser au cours du film : les nouveaux héros s'appellent Ray et Finn. Raie fine, j'ai sans doute l'esprit mal tourné, mais ça m'a évoqué mon unique ride, celle sur laquelle je suis assise.

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