Plus que quelques jours avant le scrutin... nos amis outratlantes pourraient bien péter la durite finale et envoyer à la Maison Blanche une face de potiron hurlante coiffée d'un écureuil albinos décédé.

Je me sens envahie d'une sourde inquiétude, sentiment diffus de catastrophe éminente, comme une mère qui confierait sa fille à la garde d'Emile Louis, une danseuse de flamenco en charentaises, un yaourt périmé au fond du frigo qui tremble dès que la porte s'ouvre.

Ca va pas, les gars ! Oh ! Vous allez pas nous faire ce coup-là !
Après vous viendrez pas pleurer d'avoir élu ce maboule. Et puis cette fois on vous enverra même pas un bon de réduction pour les Galeries Lafayette. Woualou !

Nonobstant, je me suis payé une bonne tranche de rigolade tout à l'heure dans le métro. Libération abordait le sujet en soulignant que des psychiatres classaient notre homme entre narcissique (au mieux) et sociopathe (au pire) mais que... s'il devait être élu, il serait loin d'être le premier barjot à fouler le doux tapis du bureau ovale.

Si nous avons eu en France des présidents bien secoués (Deschanel qui tombe du train en pleine nuit et qui erre pieds nus dans la campagne, c'est assez coquet!), les Zétazes, prompts à faire toujours plus grand, toujours plus fort, ont une belle brochette de chair à psy.

Théodore Roosevelt (1901-1909) : l'ours bipolaire !
Refuse de tuer un ours sans défense à la chasse mais n'aime rien mieux que la violence, verbale et physique. Un historien qualifie son mode de gouvernement « proche du fascisme ». Nice !

Woodrow Wilson (1913-1921) : Pète au casque.
N'a su lire qu'à 12 ans (dyslexie) et subit régulièrement des attaques cérébrales qui le laissent totalement angoissé et de plus en plus faible physiquement et intellectuellement. Finit son dernier mandat dans un état non répertorié sur le drapeau américain.

Calvin Coolidge (1923-1929) : l'apathique nerveux
Profondément dépressif, il ne « fonctionne » que 4 heures par jour. Sa femme se blesse, il se contente de la fixer sans lui porter secours, un tableau de la Maison Blanche lui semble trop lumineux, il prend un escabeau pour le couvrir de cendre, ses médecins le déclarent à juste titre « mentalement perturbé ».

John Fitzgerald Kennedy (1961-1963) : Breaking Bad
Image de la jeunesse qui pète la forme, JFK est en mauvaise santé et bourré de médocs qui influent grandement sur ses humeurs, sa sexualité, son sommeil... et sans doute sur sa façon de gouverner.

Je finis par le meilleur ! Le Top of the Poops, j'ai failli cracher mon Ricola Orange-Menthe dans le métro tellement je me suis fendue la gueule.

Lyndon B. Johnson (1963-1969) : Jumbo Jet.
Lyndon avait une passion dans sa vie : son sgeg ! Il le montrait dès qu'il en avait l'occasion et demandait qu'on l'admirât : « Vous avez déjà vu quelque chose d'aussi gros ? ». Les journalistes, les députés, tous étaient invités à s'extasier sur la bête qu'il avait surnommée Jumbo et qu'il faisait tourner sous leurs yeux (ébahis, affolés, outrés, honteux, gênés, on biffe les mentions inutiles).

Le Président faisait l'hélico avec sa bite devant tout le monde !!!!

Paraît aussi qu'il aimait bien déféquer la porte ouverte tout en discourant avec ses collaborateurs de l'état du monde et qu'il avait fait installer une douche spéciale dans sa saldeub avec un jet juste au niveau de l'entre-jambe, le Jumbo jet, en quelque sorte.

Franchement, les aminches, on fait pâle figure à vos côtés !

Mais méfiez-vous tout de même. Un type de couleur orange affublé d'un écureuil... je ne sais pas, je me méfierais...

16483264852_9c73d29f99_z